Jérôme Minière est né à Orléans, en France. En 1995, après des études en cinéma à L’INSAS à Bruxelles (Belgique), il s’installe à Montréal au Québec.

Parallèlement à ses études en cinéma, Jérôme écrit et compose textes et chansons qu’il interprète avec un band de copains. En 1996, ses démarches se matérialisent par la sortie d’un premier album paru sur étiquette Lithium en France. Le disque reçoit un très bel accueil et Minière tourne en Europe. Il visite alors le Québec pour une première fois en concert. En 1998, deuxième phonogramme de Jérôme, album double avec un DC chanson et un autre pour les bidouillages d’atmosphère. Le goût pour l’exploration électronique se confirme encore plus. Jérôme et ses musiciens sont présents aux Transmusicales de Rennes, aux Francofolies de Montréal, au Printemps de Bourges ainsi que dans plusieurs villes européennes et québécoises.

À Montréal, notre auteur-compositeur tisse des liens avec le réseau des musiques électroniques. Il collabore avec le Collectif ORAL pour différents projets en galeries et compilations DC. Il conçoit l’espace sonore de Darboral, une installation chorégraphie de Massimo Guerrera présentée au Musée d’Art Contemporain de Montréal. Il participe également à l’événement MUTEK.

En 2001, Minière rejoint les disques de La Tribu et propose un premier projet entièrement électro, l’album intitulé Jérôme Minière présente Herri Kopter (Félix Album Électronique 2002). Un docu-fiction comme une trame sonore de film, reflétant l’univers symphonique d’un compositeur bricoleur, ludique, sensuel et inspiré. Un an plus tard, publication de Petit Cosmonaute (La Tribu), 14 chansons à travers lesquelles Minière laisse parler sa culture pop. Des textes impressionnistes sur des musiques mixant swing acoustique et bricolages électroniques, regards d’un Petit Cosmonaute sur une bien petite planète. Jérôme remporte le Félix Auteur-Compositeur de l’Année au Gala de l’ADISQ 2003, un prix prestigieux pour un si jeune artiste.

En 2003, Petit Cosmonaute est mis en marché sur certains territoires européens (France, Belgique, Suisse), suivi d’une sortie en Allemagne en 2004. Jérôme est invité aux Nuits Botanique en septembre 2003 et poursuit sa tournée au Québec. Il travaille également à la création d’un spectacle de contes avec le québécois Michel Faubert qui sera présenté à plus de 30 reprises au Québec et en France.

Avril 2004, Minière lance Chez Herri Kopter, un album qui poursuit l’exploration électro entamée en 2002. Un projet poético-politique qui rejoint un public québécois dorénavant plus vaste. L’album se classe parmi les plus importantes sorties de l’année au Québec. Minière et ses musiciens tournent en Allemagne pour 15 dates en octobre 2004 et donnent également plusieurs concerts au Québec pendant l’automne 2004.

Jérôme Minière lance un tout nouvel album à l’automne 2005 : un double réunissant un CD enregistré devant public et un DVD plus que complet proposant près de trois heures d’images. Fruit d’une résidence tenue pendant une belle semaine au Grand Théâtre de Québec pendant le Festival d’Été, cet objet de plaisir témoigne en quelque sorte du travail de Jérôme Minière au fil des deux dernières années. Le disque live et le spectacle filmé sont composés de répertoires en bonne partie différents, certaines chansons de l’album ont été retenues à partir d’enregistrements de concerts donnés à Québec, Montréal et Sherbrooke. Le concert du DVD est quant à lui l’intégrale du merveilleux spectacle du 10 juillet au Grand Théâtre, événement qui valut à Jérôme Minière le Prix Miroir de la chanson d’expression française du Festival d’Été 2005. Le produit Kopter Jérôme Minière au Grand Théâtre est mis en nomination à l’ADISQ 2006 dans la catégorie DVD de l’année !

Jérôme Minière a réalisé l’album de Michel Faubert intitulé La fin du monde, sorti à l’automne 2006. Un projet qui s’est mérité des critiques fabuleuses. La qualité de son travail est soulignée par deux nominations au gala de l’industrie du disque (ADISQ 2007) à titre d’arrangeur et réalisateur de l’année pour cet opus. Lors du Gala de l’ADISQ, il repart avec le Félix du réalisateur de l’année.

Point de vue collaborations, Minière a composé une musique pour un film de la chorégraphe Ginette Laurin (O Vertigo). Il a aussi remixé une pièce de Jean-Pierre Ferland pour la réédition du coffret Jaune et une chanson de Pierre Lapointe pour un album spécial. Il participe également à l’album pour enfants Wapiti ! de La montagne secrète à paraître au printemps 2009.

Le 18 septembre 2007, c’est la sortie du nouvel opus, intitulé Cœurs. Jérôme Minière laisse de côté son ami Herri Kopter le temps d’un album pour nous proposer des textes d’une clarté bouleversante, des musiques raffinées tissées de sonorités électro organiques, d’ambiances folk et de solides moments rock. Un album d’une extrême maturité, intime et universel à la fois, qui s’avère un véritable coup de cœur tant pour les critiques que pour le public. Cœurs est disponible en Allemagne sur étiquette Le Pop.

En 2008, il est invité au Festival Voix d’Amérique avec un projet de spoken word et entreprend une résidence avec Temps d’images à L’usine C, séjour de recherche et création qui donnera naissance au spectacle chanson/vidéo Autoplayback présenté ponctuellement depuis février 2008, notamment au Musée d’art contemporain de Montréal, au Musée National des Beaux-Arts du Québec, à La Ferme du Buisson (Noiziel en France).
Le spectacle en trio Cœurs légers voit le jour au printemps 2009, avec des représentations sur Montréal, Québec et en régions. Jérôme tourne aussi avec Cœurs légers en Allemagne en juin 2009.

À l’été 2009, Jérôme compose avec Nicolas Bernier la musique pour La Fête de Boris, une pièce de théâtre mise en scène par Denis Marleau et présentée au FTA (Montréal) de même qu’au Festival d’Avignon (France).

Automne 2010, Jérôme compose la musique pour un livre-disque pour enfants de la conteuse Renée Robitaille, édité chez Planète rebelle.

En octobre 2010, Minière propose Le vrai le faux, un nouvel album qui reçoit un accueil des plus chaleureux de la part des médias et de la critique. On l’annonce déjè comme l’un des albums phare de l’année. Le projet est accompagné d’une série de capsules animées qui relate la fabrication du vrai et du faux, une réflexion humoristique et poétique autour de la création du disque et des nouveaux enjeux imposés par ce que l’on nomme désormais la crise du disque.

Parallèlement à ce travail personnel, Jérôme réalise le premier album de Ngâbo, jeune auteur-compositeur montréalais.

En décembre 2010, Jérôme monte sur scène avec le spectacle Le vrai le faux et entame une tournée du Québec. Le travail de l’auteur-compositeur sur cet album chansons lui vaudra quatre nominations à L’ADISQ 2011, le Prix Rapsat-Lelièvre Belgique/Québec 2011 et une nomination au Juno Award (2012, gala de l’industrie canadienne du disque). Une solide reconnaissance qui confirme la maturité de l’artiste.

Été 2011 et 2012: Le vrai le faux tourne en Belgique et en France avec des passages aux Francofolies de Spa, à la Fête de la musique, au Festival Pause Guitare, aux Tombées de la nuit. Automne 2012: Le vrai le faux parait en France et deux chansons sont accueillies en radio: Plus rien à vous dire et Avril. La critique est unanime: ce disque est remarquable.

Entretemps au Québec, Minière participe à la Biennale d’art contemporain de Québec (2012) avec un projet en trio (MP Normand / JF Dugas) exposé à la Bande vidéo.

Débordant d’idées épatantes, Jérôme conçoit L’Épicerie musicale, un projet installatif présenté aux Escales Improbables 2012, où un comptoir de fruits et légumes du terroir rencontre de la musique d’artisans locaux, toutes tendances confondues. Amusante, engagée, tout à fait d’actualité, la proposition sera reprise à l’automne 2013.

À l’hiver 2013, Jérôme Minière monte sur scène au théâtre pour une première fois, assumant la conception sonore et un rôle dans la pièce Le dernier feu montée par Denis Marleau (Théâtre Ubu). L’oeuvre tient l’affiche plusieurs semaines à L’Espace Go et la performance de Minière est saluée par la critique. En parallèle, il réalise le premier album de Grenadine, une jeune auteure-compositeure montréalaise, à paraître à l’automne 2013.